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Materiel et technique

MATERIELS ET TECHNIQUE

 

 

Introduction

Mélange et profil

Préparation, organisation d'une plongée

Equipements

Réglementations

 

Avertissement

 

La plongée technique décrite sur ce site est une activité à risque qui peut entraîner des dommages réversibles et irréversibles. 

Une formation avec une institution dûment qualifiée est nécessaire pour la pratique de la plongée profonde. 

Les informations contenues sur ce site sont purement informatives et découlent de notre expérience.

En aucun cas, l'association ANGES pourrait être responsable d'éventuels problèmes liés à ces informations.

 

Introduction

 

La plongée profonde ou sur épave nécessite une formation spécifique, une préparation importante et un matériel

parfaitement adapté aux conditions. On parle de plongée profonde ou technique à partir du moment où des paliers,

des mélanges autres que l’air sont nécessaires, et / ou que nous évoluons dans un espace empêchant une remontée immédiate.

 

De nombreux accidents nous montrent l’importance de ces critères : ces plongées ne s’improvisent pas ...

 

Les points les plus importants sont les suivants :

 

-          Planification : une bonne planification de sa plongée permet de définir le matériel, l’objectif, les paramètres,

les volumes de gaz...

-          Formation : une bonne formation ainsi que l’expérience est une base importante.

-          L’entraînement et une bonne condition physique sont des atouts majeurs.

-          Toujours avoir en tête les risques liés à la profondeur : nécessité de paliers,

      maximum 56 m à l’air (PPO2 de 1,4), la toxicité de l’oxygène...

-          Emporter avec soi sa décompression : autonome si on dérive !!

-          Toujours prévoir une autonomie suffisante en gaz incluant une sécurité.

-          Prévoir du matériel de secours en conséquence – règle de la redondance.

-          Toujours prévoir une sécurité en surface et un moyen de communiquer avec.

 

En résumé, avoir toujours en tête qu’un accident est vite arrivé et posez-vous la question : combien coûte la vie d’un homme ?

 

Les différents chapitres vont vous montrer notre façon de voir la plongée profonde et technique

et l’importance que nous portons à la sécurité.

 

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Mélange et profil

 

Attention, cette partie est un résumé très synthétique concernant les différents mélanges.

Pour l’utilisation de ces mélanges, des formations sont nécessaires.

 

Nitrox :

 

Le NITROX est un mélange suroxygéné. La quantité d'oxygène dans ce mélange dépend du profil de plongée

que l'on souhaite (choix de la ppO2, profondeur maximum). On désigne, par exemple, NITROX 32 comme étant

un mélange à 32% d'oxygène et 68% d'azote.

Pour résumer simplement, le fait d'avoir un mélange plus pauvre en azote permet au corps à avoir beaucoup moins

d'azote à dissoudre. L'utilisation du NITROX permet donc soit de diminuer le temps de décompression soit

d'augmenter le temps de plongée.

 

Le respect de la profondeur maximum est important afin d'éviter une intoxication à l'oxygène :

les symptômes sont souvent les suivants et bien sûr sans signes précurseurs : convulsions,

troubles visuels et auditifs, nausées, tremblements…

 

Le résultat peut être la noyade…donc attention.

 

L'utilisation du NITROX demande à avoir en permanence ces 3 notions en têtes :

ppO2, profondeur maximum, temps d'exposition.

 

Trimix :

On se rappelle que la plongée à l'air a ces limites - 56 m pour une ppO2 de 1,4. De plus, la narcose

(difficulté de raisonnement, réflexe ralenti, diminution générales des capacités…) apparaissant au alentour des 40 m,

un mélange abaissant à la fois le pourcentage de l'oxygène et de l'azote est nécessaire afin de pouvoir atteindre des

profondeurs importantes en limitant fortement les risques. Nous utilisons donc un mélange ternaire, appelé TRIMIX,

composé d'oxygène, d'hélium et d'azote.

On désigne le TRIMIX en donnant les pourcentages de l'oxygène (en premier) et de l'hélium. Par exemple, un TRIMIX 18/50

est un mélange à 18% d'oxygène, 50% d'hélium et 32% d'azote.

 

Nous classifions aussi les TRIMIX dans 3 grandes familles :

-          TRIMIX Normoxique : mélange à 21% d'O2,

-          TRIMIX Hyperoxique : mélange avec plus de 21% d'O2,

-          TRIMIX Hypoxique : mélange avec moins de 21% d'O2.

 

Heliair :

 

L’HELIAIR est un mélange d’hélium et d’air. En y ajoutant de l’hélium la proportion d’oxygène et d’azote varient proportionnellement.

Moins souple que le TRIMIX mais plus simple à réaliser.

Compte tenu de sa fabrication, le pourcentage d’oxygène est toujours inférieur à 21%.

 

Profil d'une plongée :

 

Dans le cadre d'une plongée profonde, nous avons tendance à préparer 3 mélanges.

Ces mélanges correspondent à des étapes de la plongée :

 

-          mélange de progression (travel gas),

-          mélange de fond,

-          mélange de décompression

 

Mélange de progression / décompression :

Ce mélange est utilisé dans le cadre de la descente et de la décompression; généralement nous optons pour des NITROX.

Des bouteilles relais sont utilisées pour ces types de mélange.

A partir de la profondeur maximum, lié au mélange choisis, nous passons au mélange de fond.

 

Mélange de fond :

Ce mélange est principalement du TRIMIX. Compte tenu de la profondeur le volume nécessaire peut devenir très conséquent ;

d'où l'utilisation de 2 bouteilles.

 

En effet, un calcul simple de consommation nous montre les volumes nécessaires :

Par exemple, prenons un plongeur qui consomme 25 litres / minutes et qui veut rester 15 minutes à 70 m.

La pression absolue étant de 8 bars, le volume nécessaire à cette profondeur est de 25 l. x 8 bars x 15 minutes = 3000 litres.

Pour mémoire une bouteille de 12 litres à 200 bars contient 2400 litres…

 

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Préparation, organisation d'une plongée

 

La préparation d’une plongée profonde est une étape très importante et longue qui se planifie à l’avance

(profil, mélanges utilisés, volume de gaz…). En aval de cette préparation spécifique il y a bien sûr d’autres étapes tout aussi importantes :

 

-          entraînement suffisant,

-          bonnes conditions physiques,

-          taux nul d’alcoolémie,

-          la veille on aura évité un repas lourd et une nuite courte.

 

Préparation :

 

Lorsqu’une plongée est définie (lieu, épave, profondeur), un objectif groupe ou des objectifs individuels sont à définir ou clarifier :

cela peut être une simple reconnaissance, des prises de vues, des prises de dimensions, de la recherche particulière d’éléments...

 

A partir de là des équipes « fonds » sont créées et on commence à définir le profil de la plongée. Ce profil, qui doit être l’optimum,

est défini à l‘aide d’outils informatiques : V-planner, Decom X, Pro Planner, Voyager, Z-Plan ou Abyss.

 

Chaque profil, défini donc le temps de plongée global et le temps pour chaque mélange.

En fonction de la profondeur nous pouvons donc définir le volume nécessaire (en prenant compte bien sûr d’une marge de sécurité).

 

Afin de faciliter l’organisation, nous essayons d’avoir pour chaque équipe le même profil donc les mêmes mélanges.

 

Les objectifs, les mélanges les binômes maintenant définis nous définissons un ordre de plongée en fonction des objectifs définis.

 

Nous planifions ensuite la sécurité surface :

-          responsable surface qui contrôle les entrées / sorties, surveille d’éventuels messages ou parachute (palier ou d’urgence)

-          plongeur tout équipé pour une éventuelle assistance.

-          mise en place d’une ligne secours (pendeur de 30 m avec blocs de sécurité) en cas de besoin ou de dérive.

 

ainsi que la sécurité sur la ligne de décompression :

-          pendeur où sont répartis différents blocs à différentes profondeurs avec des mélanges différents.

 

Communication :

 

Les règles de communication que nous utilisons sont les mêmes que pour les plongées loisirs.

 

De plus, nous utilisons les tablettes pour communiquer au fond ainsi que pour communiquer avec la surface.

 

Cela demande bien sûr que toute l’équipe soit sur la même longueur d’onde...

 

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Equipements

BOUTEILLE

 

De manière générale, nous utilisons des ensembles bi (2 x 10 litres, 2 x 12 litres ou … 2 x 18 litres ! ).

Dans le cas d'une utilisation de mono bouteille, il est fortement conseillé d'utiliser une double sortie afin de monter 2 détendeurs :

un principal et un secours. La mono bouteille est utilisée pour des plongées peu profondes.

 

Les pressions de service sont comprises entre 200 et 300 bars.

 

L'utilisation de ces bouteilles pour des mélanges suroxygénés nécessite que tous les composants de la chaîne

soient compatibles O2 pur.

 

Dans le cas d'un bi, 2 solutions sont possibles :

-          un bi composé de 2 monos

-          un bi "classique".

 

bi composé de 2 mono-bouteilles :

 

L'utilisation de 2 monos est assez particulière : plus facile en terme de montage (assemblage possible par sangle ou attache rapide souple)

mais plus contraignante en plongée (vérification des pressions sur 2 manomètres au lieu de 1,

utilisation en alternance afin d'avoir le même volume restant dans chaque bouteille…)

Système assez connu dans le milieu de la spéléo mais peu utilisé en plongée mer.

 

Attention aussi à la configuration de la plongée pour le choix du type de bouteilles :

nous entendons par là comment et où se situe la mise à l’eau. Il est clair que si on plonge d’un zodiac,

l’utilisation d’un bi 18 litres peut être problématique. Adaptez-vous aux sites.

 

bi "classique" :

 

Concernant le bi "classique", l'assemblage doit impérativement se faire avec un cerclage rigide afin d'éviter les tensions

mécaniques au niveau de la connexion entre les bouteilles. La connexion entre les 2 bouteilles doit comporter un robinet.

Ce robinet permet en cas de problème sur un détenteur ou un flexible (éclatement par exemple) d'isoler une bouteille.

Attention, le robinet d'isolement se situant dans le dos, le maniement de celui-ci nécessite un entraînement.

Certains fabricants proposent désormais des robinets d'isolement déporté afin de faciliter son utilisation : à essayer…

 

La robinetterie est de type DIN pour plusieurs raisons : encombrement minimal (un étrier dépassant peut s'accrocher à

un bout flottant ou sur une partie de l'épave), meilleure étanchéité, meilleure résistance mécanique,

utilisation possible jusqu'à 300 bars.

 

Protection de la robinetterie :

Dans le cas d'une pénétration dans une épave, il est possible de protéger l'ensemble robinetterie / premier étage par une

cage métallique afin d'éviter les chocs. Protection souvent adoptée au niveau spéléo et cela se comprend.

 

Marquage :

Il est impératif de bien analyser et identifier l'ensemble des bouteilles (progression, fond et déco) :

l'identification consiste, après analyse, à marquer sur un ruban adhésif collé sur la bouteille la date, le type de mélange,

les pourcentages ainsi que la pression. Chaque plongeur doit impérativement analyser lui-même ces mélanges :

une erreur sur le choix de la bouteille peut avoir de graves conséquences : un mauvais pourcentage d'oxygène et

cela peut se traduire par un problème d'hypoxie ou d'hyperoxie (évanouissement sans symptôme précurseur au fond).

Un mauvais pourcentage d'hélium a moins de conséquences. En effet, moins d'hélium et c'est une narcose plus importante,

plus d'hélium et c'est un ADD en surface.

 

Bouteille relais :

Dans le cas de bouteilles relais, ou bouteille déco (mélanges de décompression), l'utilisation de mono bouteille est évidente.

Il est possible d'utiliser des bouteilles en aluminium afin de diminuer en lestage.

Ces relais sont complètement grées par un ensemble mano et détendeurs DIN.

 

Concernant la fixation au harnais, il y 2 manières : une seule bouteille relais et celle ci peut être placée horizontalement

sur le torse (utilisation des crochets inox supérieurs). Montage équilibré mais peut être gênant pour le plongeur.

Deux bouteilles relais et on les place de chaque côté de soi, robinet vers le haut côté face avant.

 

La manipulation des relais - fixation au harnais - requiert là aussi un entraînement.

Une des méthodes est de toujours commencer par le mousqueton placé sur la hanche.

Ensuite on remonte le relais et on fixe le deuxième mousqueton.

 

Plusieurs méthodes sont utilisées pour le système de fixation sur la bouteille :

méthode maison ou acheté tout fait chez un fabricant / revendeur spécialisé (OMS…).

De manière générale, le système de fixation est constitué de : une sangle, un cerclage métallique, 2 mousquetons.

Ne pas oublier de protéger les objets saillants (cerflextm du cerclage, visseries…) afin d'éviter coupure,

ntaille du flexible, déchirure de la combinaison et j'en passe….

Les protections les plus utilisées sont des tubes plastiques transparents ou des morceaux de néoprène.

 

Ne pas oublier de rajouter des cerclages caoutchouc afin d'arrimer détenteur ; il vaut mieux éviter que tout traîne lors de la plongée.

 

L'identification du type de mélange est là primordiale afin d'éviter un incident grave :

couleur bouteille et / ou flexible, toujours choisir le même côté…

 

DETENDEUR

 

Le choix du/des détendeurs est important. En effet, de bons détendeurs bien réglés permettent d’éviter

un essoufflement (moins de résistance lors de la respiration).

 

Attention à ce que les détendeurs soient compatibles avec les mélanges utilisés.

 

Nous avons vu au niveau de l’onglet bouteille que le type de robinet privilégié était le DIN (moins encombrant, meilleure tenue du joint...).

L’utilisation de détendeur secours dit « octopuss » est à éviter. Il est préférable d’utiliser de bons

et robustes détendeurs que ce soit pour le principal que pour le secondaire incluant un système anti-givre

pour une bonne tenue aux températures basses (gamme XTX d’Apeks, Legend d’Aqualung....)

 

Configuration :

 

Que ce soit avec un bi ou une mono bouteille nous avons toujours 2 robinets.

 

Notre configuration se rapproche de celle des plongeurs spéléo : c'est-à-dire l’utilisation d’un bi bouteille séparé.

 

Dans ce cas de figure nous avons de chaque côté :

-          un détendeur

-          un flexible DS.

-          un manomètre incluant un mousqueton pour pourvoir le fixer sur anneau D du harnais.

-          un flexible MP est ensuite rajouté à gauche ou à droite pour la combinaison étanche.

 

Le montage de fait dans un ordre préétabli afin d’éviter d’emmêler les flexibles. Monter vos équipements avec soins.

 

Configuration bouteilles relais :

 

-          un détendeur identifié afin d’éviter la confusion. Gréer de façon à être le plus compact possible :

soit à l’aide d’un mousqueton, soit on passe un ou plusieurs élastiques (si un casse ...) autour de la bouteille relais afin d’y glisser le flexible.

-          manomètre ayant un flexible très court (environ 15 cm) ou un écrou manomètre (beaucoup moins voyant).

 

 

COMBINAISON

 

Le vêtement sec est par définition le vêtement utilisé par les plongeurs tech ou profonds. Plusieurs types de combinaisons

sèches sont disponibles sur le marché :

-          vêtement sec en néoprène

-          vêtement sec en toile

 

Nous pouvons utiliser des combinaisons humides ou semi-sèche mais attention, la température de l’eau n’est qu’un paramètre.

Le second paramètre à prendre en considération est la durée de la plongée : en effet, plus la durée est longue plus le froid peut

devenir un problème même avec une eau supérieure à 20°C.

 

Il existe aussi des vêtements mixtes (néoprène pour les jambes, toile pour le haut ou vêtement néoprène + toile).

 

Le principe est toujours le même, un vêtement étanche est équipé des éléments suivants :

-          un inflateur orientable situé sur la poitrine. Nous préférons des inflateurs standards car en cas de problème

on peut brancher le flexible du direct système sur le vêtement.

-          une purge manuelle et automatique située sur le bras

-          cagoule en néoprène

 

Les accessoires les plus utilisés sont :

-          poches

-          plombs de chevilles ou jambières

-          gants étanche (pour des conditions très froides)

 

Dans le cas de plongée longue on peut toujours y ajouter un système afin de pouvoir uriner dans l’eau.

 

Attention à bien choisir sa combinaison en fonction de vos plongées : en effet, si on plonge en pleine mer ou en spéléo

on fera plus ou moins attention à certains détails : présence de renforts (épaule, coude, genou), résistance à l’abrasion,

nombre de poches (amovibles ou pas), type de bottillons (doit-on marcher ou pas ?), qualité de la fermeture...

Attention aussi à bien choisir sa taille en fonction des sous-vêtements que l’on va mettre.

 

Vêtement sec en néoprène :

 

Les épaisseurs peuvent varier de 2 mm (néoprène compressé) à 7 mm. Les manchons sont soit en néoprène, soit en caoutchouc.

L'inconvénient principal du néoprène est sa tendance à se comprimer avec la profondeur, avec perte de flottabilité et d'efficacité

dans la protection thermique : attention donc à ne pas choisir des sous-vêtements pas assez chauds.

Le néoprène compressé permet de réduire cet inconvénient.

 

Vêtement très solide mais un peu lourd et difficilement manœuvrant. Ils sont plus près du corps que les toiles

donc meilleur pour l’hydrodynamisme.

 

Ce type de vêtement est le plus utilisé en France. A l’étranger  on préfère souvent la toile.

 

Vêtement sec en toile :

 

Ces vêtements sont en générale en trilaminé (Nylon/Butyl/Nylon). Certains fabricants utilisent maintenant du caoutchouc

ou en CorduraTM plus résistant.

 

Les toiles sont particulièrement souples, confortable et ne gène pas les mouvements. Par contre, elles n’ont aucune

propriétés thermiques et il faut donc s'équiper de sous-vêtements chauds voir très chauds.

Ces combinaisons permettent de varier de sous-vêtements et ainsi de pouvoir l'utiliser dans une

grande plage de température : attention quand même au choix de la taille.

Elles sont par contre plus fragiles : attention donc à bien choisir celle qui a de très bons renforts.

Choisir des sous-vêtements spécifiques car si une fuite ou une déchirure apparaît, il faut que le produit

ait encore des propriétés thermiques. Combinaison préférée des américains et des scandinaves.

 

 

Gilet, harnais

 

Nous n’utilisons pas de gilet de type loisir mais uniquement des gilets à flottabilité dorsale. Ils permettent d'avoir

le devant du corps totalement dégagé. L'air est placé de chaque côté de la bouteille, plutôt que sous les bras ou sur les épaules.

Deux types de gilets sont communément utilisés (le premier est pour information) :

 

-          gilet compact à flottabilité dorsale de type Black Diamond d'AQUALUNG. Peu utilisé car

ce type de gilet est peu configurable : poches, anneaux...

-          plaque dorsale avec ou sans harnais + bouée dorsale.

-          harnais souple + bouée dorsale.

 

Oublions les gilets compacts (destiné à la plongée loisir) et considérons les 2 autres produits :

 

Plaque dorsale :

Ces plaques sont généralement en inox ou en aluminium. Le principal point fort est la solidité.

Le principe de fixation des bouteilles est principalement par visserie : soit on vient fixer par visserie des sangles

souples pour les mono bouteilles, soit on vient fixer par boulons des cerclages métalliques pour les bi bouteilles.

La fixation des bouteilles sur la plaque se fait toujours sur 2 points.

 

Solution entièrement modulaire : on peut y rajouter des anneaux de toutes sortes, des pochettes de toutes tailles,

des poches à lest, des poches de cuisse, des sous-cutales...

 

Chaque plongeur se basse sur son expérience, son observation, sa propre opinion ou le matériel utilisé pour configurer

son harnais convenablement. En d’autres termes, à vous de jouer !!!

 

Harnais souple :

Ce modèle est peut être un peu moins solide mais il est plus confortable. Comme pour les plaques,

la fixation des bouteilles se fait toujours sur 2 points.

Cette solution est aussi parfaitement modulaire.

 

Eléments de fixations :

Les harnais qui soient plaques ou souples doivent comporter des anneaux D en quantité suffisante.

Ces anneaux en inox en forme de D (et légèrement courbé pour certains) permettent d'accrocher tous les équipements

qu'un plongeur peut emmener (relais, manomètre, phare…)

 

Bouée dorsale (« wings ») :

La bouée à flottabilité dorsale, ou appelée « wing » permet à la fois de libérer tout le devant du corps - déjà bien encombré -

et d'éviter de se sentir comprimé lors de son utilisation. De plus, étant amovible, le harnais/la plaque devient très polyvalent :

c'est à dire que l’on peut parfaitement adapter la bouée idéale en fonction du type de plongée (plongée loisir ou profonde)

ou du matériel à emporter.

Il est important de choisir une bouée intégrant une bouée de secours. En effet, avec un ensemble bi plus des relais il peut être

difficile de remonter si on a un problème (déchirure de la bouée, fermeture du robinet relié à la bouée).

En fonction du matériel emporté et du gabarit du plongeur les bouées vont de 18 litres à 2 x 45 litres.

En règle générale nous utilisons des doubles bouées de 45 litres. Ces bouées intègrent bien sûr purge

haute et basse (associée à l’inflateur).

En règle générale, elles sont aussi équipées l’élastique de rétractation afin d’améliorer l’hydrodynamisme.

 

Accessoires

 

A chacun de modifier son harnais pour y rajouter des anneaux complémentaires en fonction de ce que l'on porte,

des poches sur le harnais/plaque ou sur la cuisse. Le retour d’expérience de chacun est là aussi important :

faite vous une idée, discutez-en et essayez là...

Par exemple, on peut monter des boucles en cordon élastique pour tenir l’inflateur de la bouée...

 

 

Palmes, masques

 

Equipements simples mais dans le cas d’une plongée profonde certaines précautions sont à prendre :

 

Palmes :

L’utilisation de palmes chaussantes ou de chasses est à proscrire compte tenu de la faible puissance de celles-ci.

De plus, l’utilisation de combinaison étanche, et donc de bottillons, impose d’avoir des palmes réglables.

Idéalement, choisir une paire de palmes c’est d’abord les essayer. Nous pouvons sécuriser l’attache des palmes réglables

(qui est le point faible !) avec des inserts néoprène qui protègent les fixations ou en les remplaçant par des attaches

métalliques beaucoup plus résistantes.

 

Masques :

 

Nous plongeons toujours avec un masque de rechange. Si la sangle du masque casse au fond,

la remontée ainsi que les paliers de décompression peuvent être très compliqués (lecture de la tablette, des instruments, choix du détendeur...).

 

 

Lestage

 

Le lestage est important. Pour rappel, un plongeur doit être équilibré à 3 m bouteilles et bouées vides.

Etant donné le volume important, nous utilisons beaucoup de plombs. Plusieurs solutions s’offrent à nous :

-          ceinture de plombs ou baudrier : le baudrier est, contrairement à la ceinture de plomb, beaucoup plus confortable.

-          poches à lest : la plupart des harnais peuvent être équipés de poches à lest pouvant accepter jusqu’à 15 kg...théoriquement.

On peut aussi rajouter des poches à lest sur les sangles des bouteilles pour un complément rapide de plombs.

-          Plomb de cheville : un complément qui peut utile en étanche.

 

 

OrdinateurS, instruments

 

Afin de contrôler notre profil de plongée nous utilisons les instruments suivants :

-          ordinateur ou profondimètre / montre principal

-          ordinateur ou profondimètre / montre de secours

-          boussole

-          tables de plongée ou profil de plongée

 

Les ordinateurs multigaz étant peu répandus, la plupart des plongeurs profonds utilisent un profil de plongée

(que l’on détaille sur la tablette poignet) et des profondimètres/montres (principal et secours).

Un ordinateur en mode profondimètre peut être bien sûr utilisé.

 

Sur le marché nous trouvons des ordinateurs pour chaque type de plongée :

-          air mono gaz

-          air, NITROX mono gaz

-          air, NITROX multi gaz

-          air, NITROX, TRIMIX multi gaz

      

Attention, il faut quand même toujours planifier sa plongée et la détailler sur la tablette poignet.

En effet, si l’ordinateur se met en rideau au fond il faut connaître les paramètres de décompression

afin de pouvoir remonter sans problème.

 

Par exemple si on utilise un ordinateur multigaz on le place sur le poignet libre (à l’opposé de la tablette).

A ce moment là le profondimètre / montre se placera à côté de la tablette. De ce fait, on peut facilement vérifier

les paramètres profondeur / temps. Dans le cas de 2 profondimètres / montres, le principal doit être avec la tablette poignet.

Le secours à l’opposé.

 

La boussole se place à côté des instruments de secours.

 

 

Eclairage

 

Lors de plongée profonde, il est important de bien voir l’environnement ainsi que ces instruments.

De ce fait, nous pouvons utiliser plusieurs types d’éclairage en fonction de l’objectif à atteindre.

De manière générale, nous avons :

-          un phare (halogène ou HID)

-          une ou plusieurs lampes de secours (leds)

-          une lampe à éclat

 

 

Accessoires (cisaille, dévidoir, parachute, tablette…)

 

Cisaille, couteau :

 

Outils indispensables si on est emmêlé dans un filet, bloqué par le fil d’ariane...

 

Si on devait choisir un équipement de coupe, nous prendrions un sécateur et un coupe fil.

En effet, le couteau pour qu’il soit efficace il faut que le bout ou la chose à couper soit tendu ce qui est rarement le cas :

donc les 2 mains sont prises : une pour couper, une pour tendre.

-          coupe fil : équipement extrêmement tranchant et efficace ; utilisable avec une seule main.

Choix du coupe fil en fonction du type de gant que l’on porte. A placer sur la sangle vertical du harnais.

-          sécateur : soit positionné sur la sangle (si pas de coupe fil), soit dans une poche, soit sur le bras (sur la tablette par exemple).

Outil aussi utilisable d’une main.

 

Si vous choisissez un couteau prenez le court et ne le porter sur la jambe comme en plongée de loisir.

En effet, à cet endroit, un fil d’ariane peut se coincer facilement et l’accessibilité devient alors compliqué.

On peut porter le couteau soit à la ceinture, soit au bras soit sur la gaine de l’inflateur de la bouée.

 

Parachute :

 

Nous plongeons toujours avec 2 parachutes :

-          un parachute jaune d’urgence,

-          un parachute orange pour les paliers en pleine eau.

 

Dévidoirs :

 

Nous plongeons toujours avec 2 dévidoirs :

-          un dévidoir principal avec une longueur de 100 m,

-          un dévidoir de secours avec une longueur de 50 m.

 

Attention à la qualité du dévidoir, trop de fil bloque au moment du déroulement : si c’est le cas lâchez-le !!

sinon il vous entraînera à la surface.

Choisir un dévidoir pas trop encombrant et manipulable avec des gants.

 

Tous les dévidoirs doivent être munis de mousquetons afin qu’ils soient sécuriser lors de la plongée.

Ne pas les mettre dans des poches. Attention, lors de son utilisation il ne faut absolument pas le sécuriser :

mieux vaut le perdre que de partir avec...

 

Le maniement de cet équipement nécessite un gros entraînement pour certain.

 

Tablette, ardoise :

 

L’ardoise de poignet est indispensable lorsque l’on plonge aux mélanges même si on plonge aux instruments :

un ordinateur en panne à 70 m et c’est la panique assurée. Toute la plongée doit y est décrite :

c’est ce que l’on appelle le « run time ». Le run time intègre les paramètres suivants :

-          profondeur

-          temps (toujours à partir du zéro c’est à dire de la surface)

-          le type de mélange utilisé

 

Pour chaque étape passée il est souhaitable de rayer l’étape concernée ou de faire une marque à côté afin

de s’assurer que l’a bien fait. Le trait horizontal permet de bien voir que l’on change de mélange.

Facile en surface, mais à 60 m le raisonnement se fait plus difficile.

 

 

L’ardoise classique est là pour communiquer au fond ou accrocher au parachute d’urgence afin d’informer

la surface du problème (perte d’un relais, plus d’oxygène...).

Nous nous munissons toujours d’une ardoise à plusieurs pages.

 

Dans les 2 cas, utiliser un crayon carbone.

 

Casque :

 

Un casque est pratique pour 2 raisons essentielles :

-          protection de la tête dans le cas d’une progression dans une épave

-          mise en place de lampes : ce qui libère les mains.

 

Fil d’ariane :

 

Nous utilisons un fil d’ariane lorsque nous devons explorer l’intérieur d’une épave. Une très bonne qualité du fil est important :

sa conception doit impérativement empêcher qu’il s’emmêle, qu il se coupe.

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Réglementation...

 

 

Réglementations :

 

Lien vers la réglementation française concernant la pratique de la plongée autonome avec des

mélanges autres que l’air : arrêté du 9 juin 2004

 

Assurances :

 

Compte tenu des risques liés à la plongée profonde, il est conseillé de prendre un contrat d'Assurance Individuelle Accident

spécifique à la plongée ainsi que de s’assurer que votre responsabilité civile couvre cette activité.

 

La Responsabilité Civile (RC) :

Tout pratiquant doit être assuré en Responsabilité Civile. Il peut apparaître que la pratique de certaines activités

comme la plongée subaquatique soit exclue des contrats courants.

Il faut donc souscrire une assurance RC spécifique à l’activité plongée.

 

Désignation

Lien web

DAN

http://www.daneurope.org/hmain.htm

Licence FFESSM

http://www.ffessm.fr

 

Les Dommages Corporels :

Les dommages causés à l’assuré par lui-même, sans que la RC d’un tiers puisse être engagée,

ne sont pas couverts par l’assurance en RC ; pour étendre l’assurance à la couverture des préjudices subis

par le plongeur lui-même, celui-ci peut souscrire une assurance plongeur “ dommages corporels ”.

Elle n’est pas obligatoire, mais fortement conseillée.

 

Désignation

Lien web

DAN

https://www.daneurope.org/hmain.htm

Assurances complémentaires à la licence FFESSM

http://www.cabinet-lafont.com

 

Certificat médical :

Il est conseillé d’effectuer une visite médicale annuelle afin détecter les petits soucis qui pourraient être la source d’incidents plus graves…

 

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