Anglo Patagonian

Vapeur anglais appartenant à la compagnie Nitrate Producers S.S Co line, il est construit en 1910 sur les chantiers SHORT BROS à Sunderland.

 

Il part de NEW-YORK fin juin 1917 affrété par la compagnie Cosmopolitan Shipping. Co de New-york, avec à son bord un chargement de matériel militaire ainsi que 50 chevaux destinent à l’Armée Américaine, qu’il doit décharger à Bordeaux. Le bâtiment se trouve sous les ordres du Capitaine P.J Greenhill.

 

Il quitte Quiberon le 10 juillet 1917 en convoi. Greenhill s’aperçoit que la vitesse de celui-ci occasionnera un retard considérable sur ses ordres de routes, il calcule qu’il risque de perdre 8 jours au port de Verdon en raison des mortes-eaux avant de pouvoir remonter sur Bordeaux. Tous ces éléments le déterminent à demander au chef d’escorte de quitter le convoi à fin de continuer seul sa route. Sa requête étant acceptée, il quitte le convoi à la « Banche ». Passant au large du « Pilier », il se dirige vers l’Île d’Yeu à 1,5 milles de la côte, du fait de son tirant d’eau de 26 pieds le capitaine décide d’éviter le pont d’Yeu et se dirige directement vers la Gironde en faisant route au S.34.E à 15 milles dans le sud de l’île d’Yeu.

 

Dans la nuit du 10 au11 juillet 1917 dans le 75 ouest des’ barges , les conditions météo son excellentes, Greenhill, l’officier de quart, le pilote ainsi que la relève sont sur la passerelle lorsque à 0 heure 55 une violente explosion vient rompre la tranquillité du moment, La torpille vient de frapper le navire à tribord arrière près des machines. Sous le choc les deux cheminées se brisent, le mât arrière s’affaisse et une partie du pont vole en éclats, le canon du bord est mis en batterie mais ne sert à rien car la cible reste invisible . Le vapeur prenant très rapidement l’eau , le capitaine fait évacuer au plus vite son navire, qui sombre 5 minutes plus-tard. Les trois embarcations une fois à l’eau, le loup gris fait surface et arraisonne les naufragés ;l’officier allemand ordonnant qu’on lui livre le capitaine et son second, les marins lui affirmèrent que les deux hommes avaient péri avec le navire. Le u-boat resta une heure autour des embarcations puis disparut dans la nuit. Deux des baleinières contenant 26 membres d’équipage rejoignirent les Sables d’Olonnes, tandis que la troisième arriva sur l’île d’Yeu dans la nuit du 11 juillet.

 

Sur les 45 membres d’équipage de nationalité divers 4 hommes trouvèrent la mort lors de l’explosion, 2 pompiers japonais, 1 soutier portugais ainsi qu’un noir américain travaillant dans les soutes. Le sous-marin quant à lui est le U-72, celui-là même qui torpilla le Sequana, le Saint Eloi, le Mac Cullough.

 

Caractéristiques :

 

JAUGE BRUTE : 5014 tonneaux

JAUGE NETTE : 3104 tonneaux

LONGUEUR : 403 pieds

LARGEUR : 52,4 pieds

TIRANT D’EAU : 26 pieds

ÉQUIPAGE : 45 hommes

ARMEMENT : 1 canon de 90 mn français servi par 2 hommes.

 

Recherches effectuées par romain DURAN le 05/03/2001

Océans Hors  série n°3 EPAVES  2005  P Henaff H Marsaud
Océans Hors série n°3 EPAVES 2005 P Henaff H Marsaud
cloche et sextant
cloche et sextant

La cargaison de l'Anglo Patagonian est composée de barres de cuivre et de munitions. C'est pourquoi, la SORIMA en 1933 sera sur ce site avec l'Arpione et le Rostro pour récupérer un maximum de barres de cuivre. Une tourelle immergée guidera les opérations par téléphone: mise en place des explosifs et positionnement des griffes qui vont remonter le chargement.

Photos :

Plongée 2015 avec Pascal Collin comme second photographe dans une palanquée de 3. Que du bonheur.

Photos de Pascal Collin, 2015

Plongée août 2013 avec de superbes conditions.

Vidéos :

Cela fait bientôt une semaine que je surveille la météo en espérant un créneau qui nous permette d'aller un peu plus loin que nos épaves habituelles. Avant-hier j'ai commencé à envoyer quelques SMS afin de trouver un équipage de plongeurs confirmés.

Hier soir après quelques coups de téléphone, mon équipage est au complet. Rendez vous 08h45 sur le terre plein avec le casse croute. 9h05 nous sommes sortis du port, en route cap au sud, objectif le Californian ou éventuellement une autre épave de la première guerre mondiale.Notre cher président souhaite compléter sa collection d'images.La mer est belle tout va bien jusqu'à la pointe des Corbeaux.Passé l'extrémité de l'ile, ce n'est plus la même histoire une petite houle d'un mètre cinquante  s'affronte contre un vent de sud-est.La mer moutonne et ralentie notre progression.Au bout d'une heure de route, première concertation est-ce raisonnable de continuer vers le Californian.Il nous reste encore 45 minutes de route avant d'y arriver ....

Après quelques minutes de discussion nous décidons de poursuivre vers le sud.Un mille plus loin la météo se dégrade encore, nous avons l'impression de ne plus avancer.Un peu de sagesse et nous faisons demi-tour direction l'Anglo-Patagonian qui se trouve à 2 milles en arrière.Après quelques recherches au sondeur et au Structurscan  nous jetons la pioche.Franck et Romain sont les premiers à descendre.Nous les attendons à remonter avant de nous mettre à l'eau.Quelques échanges de signes à la descente cela semble être une belle plongée !Nicolas descend à pleine balle, j'essaye de le suivre la descente semble longue.Mais bientôt j'aperçois une ombre devant moi et je distingue le mouillage accroché au bord de l'épave.Où sont les chaudières, l'avant et l'arrière ?Droit devant moi la masse sombre des 4 chaudières est bien visible.Je mets en fonction la caméra et les projecteurs, la visi est extraordinaire !

Je contourne le côté bâbord de la chaudière ou un banc de tacaud semble immobile.En approchant le banc se disperse et laisse apparaître des corinactis incrustés sur la tôle rivetée des chaudières.Je poursuis dans un nuage de tacaud, j'aperçois un joli massepain, appellation locale de l'éponge.Quelques mètres plus loin j'aperçois un homard antique et énorme.Quelque chose m'interpelle une légère couche de sédiments recouvre le vieux crustacé.Ce homard est très certainement pris dans un fil ou dans un filet de pêche. Je pose la caméra et j'appelle Nicolas.Nous perdons quelques précieuses minutes, le temps que Nicolas délivre le homard, pendant que je le maintiens.Après notre bonne action, nous contournons les chaudières sur tribord, en direction de la ligne d'arbre.Dans les restes de son capot de protection, s'abrite une grappe de jeunes congres qui nous regardent avec des grands yeux de cocker.Nous poursuivons vers l'arrière et vers la silhouette de l'immense chalut pris dans l'hélice, l'on devine à peine l'extrémité du filet, il remonte tellement haut !Nicolas me fait signe et me montre du doigt un saint pierre un peu timide qui ne souhaite pas être sur la vidéo.Nous arrivons sur l'arrière, hélas il est déjà temps de faire demi tour vers le mouillage.Je savoure les dernières minutes de la plongée, si seulement je pouvais y rester plus longtemps .....Nous retrouvons Frank et Romain à la surface, ravis eux aussi, de partager leur plongée avec nous.Vivement la prochaine !

JM

 

Le 30 juillet de cette année 2011, les conditions de visibilité sont assez dégradées tout autour de l'île d'Yeu. Jean Marc et Miguel décident de pousser vers le sud sur l'épave de l'Anglopatagonian. Yohann (dont c'est l'anniversaire) et moi même sommes invités. Aucun de nous ne l'a plongé, nous faisons confiance à la description du livre de Marsaud et Hénaff et surtout au point GPS du même livre. Comme  j'ai mauvais esprit, bien évidemment je dis que le point est imprécis, Jean-Marc qui est plus positif tente le coup quand même et décide de faire confiance aux auteurs.

Nous chargeons le matériel, bi 12 et 15litres boostés et le grand Yohann qui a un gabarit certain. Le poids embarqué augmente considérablement ce qui fait que déjauger devient une entreprise ardue avec un 95cv pour nous pousser. Au bout de nombreux essais de correction d'assiette nous voilà filant pour une heure de route vers l'Anglo dont l'autre nom sur les cartes est l'Artiglio.

En effet, la Sorima en 1930 a obtenu une concession par l'état français de recupération de métaux sur épave. En 1933, elle a travaillé pendant plusieurs mois sur l'Anglo, d'ou la confusion du nom avec le fameux Artiglio qui a coulé au nord de la Loire. Qui dit travail de la Sorima, sous-entend que l'épave est probablement très disloquée par les explosifs utilisés.

Au bout d'une heure de route, nous voilà arrivés. Le point était précis. Je presente mes excuses aux auteurs. Yohan et moi descendons en premier. Comme je ne connaissais pas le bateau de Jean-Marc, je n'ai pas osé emmener l'éclairage de mon caisson. Aie Aie. J'aurais du. La visibilité est très limitée par du plancton en longs filaments. Nous sommes mouillés sur la machine, couchée sur le flanc, juste derrière les trois chaudières principales de très grande taille et une chaudière auxilliaire. Je n'arrive pas à faire un plan d'ensemble car la visi est trop réduite. Tout autour, l'épave paraît disloquée. Yohann est en humide, j'ai froid pour lui mais lui n'a pas froid, et nous terminons donc la plongée au bout de 15 minutes.
Michel

PS: j'aurais du prendre de l'éclairage, car la mise en ligne d'une vidéo sombre,donne un mauvais résultat avec la compression. Et puis c'était l'anniversaire de Yohann. J'ai donc utilisé les images réalisées avec la Gopro de Jean Marc en première partie.

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Commentaires : 3
  • #1

    mouinda (samedi, 10 septembre 2011 13:51)

    Merci pour la vidéo ,
    Nous l'avons cherché pour le faire mais pas les bons points gps.
    La vidéo nous donne un bon résumé de l'épave à faire pour l'année prochaine .
    BYE
    ET BONNE BULLES

  • #2

    Pascal (samedi, 10 septembre 2011 22:01)

    Un bel aquarium ! Un montage réussi même si, effectivement, un projo aurait "enluminé" certains habitants comme le homard. Mais là, ça traduit bien l'ambiance, je suppose... jusqu'à la couche de M. qu'il faut régulièrement traverser pour aller rendre visite à la tôle !
    Bravo.

  • #3

    yo (dimanche, 25 septembre 2011 18:09)

    quel ne fut pas surprise en découvrant la vidéo sur le site
    ce fut une très belle plongée avec de bon coequipiers
    a faire et a réfaire sans modération
    merci michel
    une petite pensee a mihel et a franck en ce week end ou nous avons étaient découvrir le californian " génial " !!!!