Chalutier armé inconnu

Nouvelle épave qui se trouve à côté du convoi 4121 sur un fond de 55 m : appartient-il au convoi ? recherche en cours...

Plongée du 15 juillet 2017

Une fenêtre météo s'ouvre et nous voici à bord du JM Ty Tien en route vers l'épave du Chalutier Inconnu. Malgré son absence d'identification, sa position au sein des épaves du convoi nous invite à penser que ce navire en faisait partie et que lui aussi a sombré sous les bombes de l'armada alliée la nuit du 5 au 6 août 1944. Bascule arrière en compagnie de Jean-Marc. Nous descendons dans le bleu profiter du spectacle qu'offre toujours cette épave non identifiée reposant sur le sable par une profondeur de 55 à 58m environ. En 2015, certains d'entre-nous avaient cru avoir la berlue en y débusquant une murène ! Deux ans plus tard, celle-ci s'en est allée mais c'est une belle langouste qui nous accueille dès notre première minute d'exploration. Elles semblent être de retour dans nos contrées, réjouissons-nous !

C'est pour ma part la première fois que je plonge cette belle épave et si la visi de ce jour est correcte sans exceptionnelle pour la saison (15m, on devient exigeant...), l'ambiance bleu sombre est très esthétique et photogénique. Le truc en plus vient de mon binôme qui a emporté un beau phare allogène. C'est donc accompagné d'un Jean-Marc éclairagiste que j'explorerai pour la première fois cet acier naufragé et coloré. Ceux qui comme nous s'immergent de temps en temps à ces profondeurs le savent, le temps y passe trop vite. Un tour de l'épave au milieu des congres, des tacauds des homards et consorts et il faut déjà remonter. En surface, où Bruno qui assure notre sécu, la pétole s'est installée. Elle ne durera pas bien longtemps mais nous aurons su en profiter pour une nouvelle immersion de grande qualité

 

Pascal

 

Plongée du 22 juillet 2013

 

"C'est pas l'Otto !"

 


Dimanche 22 juillet Bruno m'appelle, la météo semble excellente pour organiser une plongée le lendemain après midi, départ prévu à 14h00. Après réflexion, à 14h00, la mer sera basse, coefficient de 89, cela risque d'être impossible de mettre le bateau à l'eau. Il est 13h15, je vais vérifier à la cale de mise à l'eau, la marée de ce jour à cette heure là, devrait ressembler à celle de demain. Effectivement, l'eau arrive au bas de la cale. Il faut trouver une autre solution si l'on veux partir à 14h00 lundi.... En fin de journée, nous prenons la décision avec Michel de descendre le bateau à 08h00 le matin et de l'amarrer au port. Lundi 13h45, la mise à l'eau avancée était la bonne idée, Bruno, Cyril, Olivier, Michel et moi, l'équipage est au complet. Michel a fait le plein d'essence, nous sommes prêt à partir, direction l'Otto, non ce n'est pas l'Otto... L'année dernière avec Miguel, nous avons plongé pour la première fois sur cette épave. Après visionnage de ma video et celle sur le site, je constate que ce n'est pas l'Otto.... J'annonce la nouvelle a tous, "C'est pas l'Otto !". Personne ne m'a cru, c'est seulement après une autre plongée sur l'épave, qu'ils ont commencé à me croire.

 

 

Nous retournons donc ce jour, sur l'épave inconnue, que je surnomme désormais le "C'est pas l'Otto". Après moins d'une heure de navigation, sur une mer dépourvue de houle, pour une fois, nous arrivons à destination. La visibilité en surface n'a pas l'air d'être formidable, Olivier et Cyril m'accompagnent, Michel et Bruno descendront filmer ensuite. Passé les 3 mètres, la visibilité s'améliore et à l'arrivée sur le fond nous pouvons admirer notre bel inconnu avec une douzaine de mètres de visibilité. La poupe se dessine devant notre mouillage, avec son étambot dressé en direction de la surface. Le bordé est tapissé de marguerites, ces petites anémones blanches au coeur jaune, que l'on voit rarement dans notre région. Attention à ces petites taches blanches, certains, peuvent les confondre avec des bulles de plongeur (il se reconnaitra).

 

 

Un léger courant sur le fond, nous rappelle qu'il vaut mieux s'abriter à l'intérieur des restes de l'épave plutôt que de rester à admirer les marguerites. Nous progressons donc vers l'avant, en rasant la tôle, à la recherche d'indices qui pourraient donner un nom à cette épave. Soudain sur tribord, sortant de la pénombre, je vois un poisson peu courant, une Môle ou poisson lune, vient nous rendre visite. Est ce le même que nous avions vu l'année dernière, lors de notre première plongée sur cette épave ? Si c'est bien lui, alors nous pouvons lui accorder le titre de gardien de l'épave. Un peu plus loin, nous longeons le treuil central du navire et nous continuons contre le courant vers l'étrave. Une fois le tour de la proue effectué, il ne reste plus qu'a remonter d'un mètre ou deux pour se laisser porter vers l'arrière et de planer une dernière fois au dessus du "C'est pas l'Otto".

Jean-Marc

 

Galerie photos :

Vidéos

Nouvelle vidéo de Sébastien (août 2013)

Écrire commentaire

Commentaires : 3
  • #1

    Pascal (mercredi, 01 août 2012 12:44)

    Comme d'hab' une bien belle vidéo qui donne envie de s'immerger, même si l'épave semble petite et plutôt basse. Les photos sont superbes.

  • #2

    bruno (samedi, 11 août 2012 08:24)

    bravo jean marc pour ton récit .... pour les marguerites c'était peut être les bulles du mola mola ??? lol
    en attendand c'était une super plongée .
    bruno

  • #3

    romain (jeudi, 03 octobre 2013 11:25)

    Oui il faut chercher et chercher encore et encore !!!
    Sinon très belle vidéo.
    Bravo SEB